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UN DERNIER ROAD TRIP AVEC MARCEL

15 Juin
2021

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Dimanche dernier, Marcel et moi avons embarqué nos valises pour ce qu’on appellera la dernière vente de Marcel. 

Si vous ne saviez pas, Marcel Moustache Pouliot a tiré sa révérence en mai dernier. Une condition avant de prendre sa retraite: une dernière vente chez l’un de ses bons clients, Transporlier. La p’tite fille des communications pouvait pas manquer ça…

C’est pas la première fois que Marcel et moi on fait un petit road trip ensemble. Les derniers étaient au Lake George avec son magnifique camion orange qui fait tourner toutes les têtes. Des discussions à pu finir sur le remorquage, la vente, la vie en général… on en a eu plusieurs dans mes 6 ans chez NRC.

Il faut d’ailleurs que je prenne un moment pour faire un énorme shout out à cet homme incroyable. Marcel m’a accueilli dans l’équipe comme si j’avais toujours fait partie de la famille. Immédiatement on a créé un lien qui s’est solidifié d’année en année, de road trip en road trip. Pas du tout le même âge, mais étrangement une vision de la vie très similaire et des valeurs qui se rejoignent à tous les niveaux. 

C’est impossible d’être de mauvaise humeur avec Marcel. C’est impossible de manquer de quoi que ce soit avec Marcel. C’est le genre de gars qui a 50 ans de plus que toi, mais qui va se lever de sa chaise pour te l’offrir. Celui qui s’assure que ton verre est toujours plein et que tu passes un bon moment. 

— 

On s’est donc embarqué pour le dernier roadtrip de Marcel. J’ai une voiture diesel, alors Marcel m’a proposé de «décrasser mon moteur» avec un petit 1200 km de route. La légende allait donc se faire conduire pour son dernier trip d’affaire, une première dans la vie de Marcel (imaginez le niveau de confiance qu’il m’accorde) – paraît que j’ai bien fait ça!

Notre plan? Arrêt à Tadoussac pour dormir et direction Baie-Comeau le lendemain pour visiter la famille Porlier! De toute façon avec Marcel, on roule jamais plus que 2h sans s’arrêter pour manger, prendre un p’tit rafraichissement ou jaser à un client – et c’est bien parfait comme ça. 

Des histoires incroyables, des expressions pas possibles, des fous rires à en pleurer… On en a vécu plusieurs en plus de 15h de route ensemble! Marcel c’est un show, tout simplement. J’ai jamais vu la route passer. De ses mésaventures avec Norbert à ses nouveaux projets de retraité, on a jasé de tout et de rien. 

Ah et la route est pas plate. Vous savez de quel genre de route je parle. Des routes où ça devient difficile de se décrocher les yeux des paysages, de l’eau et des petites maisons toutes mignonnes qui ont juste l’air déposées là, en paix, au milieu de nulle part. Les routes que tu n’as jamais pris de ta vie, ce sont les meilleures. 

Est-ce que c’est le fun voyager avec Nobert? 

«Oui et non. On a toujours du fun ensemble, on est une super bonne équipe et ça a longtemps été juste nous deux. Mais calvette qu’il arrête jamais en truck. Une ride de 16h? Norbert arrête une fois pour mettre du fuel, s’acheter un sac de popcorn – parce que c’est son déjeuner dîner et souper ça – et on repart! Moi j’ai besoin de me dégourdir, prendre le temps de bien manger, vérifier si je suis encore un p’tit gars!»

Traduction Marcel-Français

Vérifier si je suis encore un p’tit gars = aller aux toilettes

HAHA. Je ris tellement fort quand Marcel parle de ses rides de truck avec Norbert, parce que j’ai aussi vécu de longue ride d’auto avec Norbert 😛

La première chose à savoir quand tu voyages avec Marcel, c’est que tu n’auras jamais besoin d’un GPS. En 35 ans de représentation pour NRC, en plus de ses 15 autres années comme représentant dans le secteur alimentaire, Marcel l’a parcouru d’un bout à l’autre le Québec, et ce, à plus d’une reprise. 

Pour une fille de moins de 30 ans, le GPS c’est pas une option. Mais avec Marcel, jamais j’ai pensé l’utiliser. Il te dirige pas avec les noms de rues, il te dirige avec le resto au coin de la rue du traversier, le garage Charlevoix, la grosse maison rouge sur le top de la colline… On ne s’est pas perdu une fois en 3 jours, en plus de 1200 km. 50 ans sur la route, ça ne se remplace pas. 

Ton show préféré Marcel? 

«Difficile d’en choisir juste un… Les expositions du New Hampshire avec Norbert dans le temps, c’était vraiment le fun. Les shows de Floride aussi. On arrivait avec 2 trucks et on revenait avec rien! Le trip de vendre les équipements directement un show, ça m’allumait ben gros. Sinon toutes les années à Baltimore, je crois que c’est là qu’on a le plus de plaisir. On revoit tout le monde, on jase de towing pendant 4 jours et on a du fun en masse. Le souper de famille le samedi avec la gang NRC, c’est toujours agréable.»

Tout au long de la route on croise des garages, des entreprises et Marcel me dit qui travaille là, qu’est-ce qu’il a vendu et une couple d’histoires cocasses. C’est une encyclopédie de l’industrie du towing et de NRC.

As-tu vendu ça toi Marcel les lames à neige que Norbert a fait dans le temps? 

«Ben oui j’en ai vendu! Tout ce que Norbert a essayé de faire, j’en ai vendu. Moi ma p’tite fille, j’ai toujours aimé vendre pour NRC parce que Norbert a toujours fait des bons produits. Tout ce qu’il a essayé, c’était intelligent et bien fait.»

Un inventeur qui fait des produits incroyables et un vendeur chevronné passionné, c’est la recette gagnante pour bâtir une entreprise forte avec une solide réputation. 

5h de route et un traversier plus tard, on était arrivé à destination pour la nuit! Première chose qu’on fait? Prendre un verre en profitant de la vue. Marcel sait autant que moi comment apprécier un beau moment. On a juste pris le temps d’être content d’être content. Un souper avec ben des fruits de mer pour nous gâter et une bonne nuit de sommeil pour être en forme pour Transporlier. 

Le lendemain matin, on se retrouve pour un autre 2h de route, direction Transporlier! 

«On arrêtera déjeuner sur la route ma p’tite fille»

Une belle route pleine de “croches” (comme dirait David Porlier).

C’était comment la représentation pour NRC dans les débuts?

«Il fallait vraiment cogner aux portes pour se faire connaître. On était personne dans ce temps-là. Il y a des mois où on avait 4 expositions par mois, soit une par fin de semaine. Norbert et moi on les faisait toutes, on a tout fait pour se faire connaître

… et ils ont mis NRC sur la map!

«Jamais ça ne m’a pas tenté. Jamais ma p’tite fille j’ai pas le goût de décrocher le téléphone pour un client. Être représentant, c’est ce que j’aime faire le plus au monde. J’ai toujours été heureux chez NRC, jamais j’ai eu envie de quitter.»

On s’est fait accueillir chaleureusement par Daniel, David et Marie-Ève Porlier. Toujours plaisant de voir une belle entreprise familiale avec de bonnes valeurs. Une petite visite du garage, juste pour constater à quel point c’est une équipe de passionnés et comment on travaille bien chez Porlier. Ils ont récemment acquis de nouveaux bureaux; un superbe espace qui leur laisse le soin de grandir et de continuer à développer leurs expertises. Mais le plus beau dans tout ça? Marie-Ève Porlier, avocate de métier, a décidé de retourner dans son bout de pays et de se joindre à l’entreprise familiale. Daniel, David et Marie-Ève sont l’exemple parfait d’une entreprise familiale qui fonctionne en usant des forces de chacun. 

À Baie-Comeau et même jusqu’au Labrador, Transporlier est LA référence en remorquage lourd. Et il s’arrange pour le rester; des prix justes, un service impeccable et une expertise incomparable. En ne faisant que du remorquage lourd, on devient rapidement spécialisé et reconnu. Des passionnés comme on en voit que dans l’industrie du remorquage.

On était là pour signer le contrat du tout premier rotatif de l’entreprise. 40 ans en business, que du NRC dans leur flotte, des équipements particulièrement bien entretenus… et finalement un rotatif!

David est définitivement excité à l’idée d’avoir un rotatif. Il me parle de comment ce sera pratique pour le type d’accident unique qu’il rencontre, comme la dernière fois qu’il devait sortir les pneus de l’eau. «Ca va définitivement simplifier mon travail et nous permettre d’être plus efficace et de libérer les voies plus rapidement.» – David

Bien sûr que les Porlier allaient acheter leur rotatif de leur représentant de toujours, le célèbre Marcel. On a discuté de quelques points intéressants, puis on est reparti après plusieurs fous rires, quelques photos et des clients contents.

On s’est récompensé avec un bon Bloody Cesar (la nouvelle passion de Marcel) sur le bord du fleuve. 

Pour souper, on a demandé à 2-3 personnes de la région de nous donner des suggestions. Notre premier choix était malheureusement fermé, alors on a atterri Chez Mathilde, un petit resto assez fancy de Tadoussac qui nous avait été chaudemnent recommandé. Marcel est toujours bien ouvert à me suivre et essayer des nouvelles choses. Mais ce serait safe de dire que là, Marcel n’a pas vraiment mangé à sa faim. C’était des menus découvertes, avec plein d’éléments uniques et originaux… Moi j’ai adoré, Marcel aurait définitivement pris un sac de chips à la place.

Notre dernière nuit de sommeil et on repart pour la maison! Pas sans faire quelques arrêts tout de même… 

Premier stop, déjeuner avec un autre retraité NRC – c’est un drôle d’adon, mais Alain Perron, retraité depuis un peu moins d’un an chez NRC, se trouvait en camping à Saint-Siméon. La magie des réseaux sociaux comme dirait Marcel… On s’est donc retrouvés pour un déjeuner au p’tit resto au coin de la rue du traversier.

Alain et sa femme sont le parfait couple de retraités – souriants, détendus, avec des projets de vacances plein la tête. J’ai vu Alain avec chapeau de vacancier pour la première fois – ça lui va bien la retraite. 

Histoire du matin: «Ma voisine vient me voir l’autre jour, elle n’arrêtait pas de pleurer. J’tai comme voyons dont, a l’a tu une tête d’eau? Pis une chance qu’à l’a pas les yeux croches sinon ça y coulerait toute dans le dos.»

C’est la première fois je voyais Alain pleurer de rire. 

C’est le temps de repartir! Prochain arrêt, NRC Lévis! On va aller prendre une bière avec les p’tits gars pour la retraite à Marcel. 

Bruno nous a accueilli en célébrité (je lui avais demandé de faire ça). Un autre repas au resto puis on revient à la shop pour une Bud avec les gars. La dernière occasion pour écouter les histoires à Marcel… Il a tout de même promis de repasser voir les p’tits gars pour le fun, une chance! 

On est revenus mardi soir, un peu fatigué mais bien contents de ce qu’on a vécu. 

Marcel change le revêtement de sa maison cette semaine. Après, rénovation de la salle de bain et cuisine. Il a aussi quelques petits projets d’inventeur, à suivre… Bref, ne vous inquiétez pas pour lui, il va se garder occupé. Il m’a mentionné le lendemain que ça lui avait rentré dedans à son retour la retraite. C’est tellement normal. Quand tu mets un emploi au centre de ta vie et de tes passions pour 35 ans, c’est pas facile de lâcher le morceau. Mais Marcel a marqué l’histoire NRC comme pas un et a définitivement mérité sa retraite.

Je suis contente et pleine de gratitude d’avoir eu la chance de faire ce dernier trip avec Marcel. La quantité de connaissances et d’histoire que cet homme m’a apporté… 

J’ai un respect incommensurable pour Marcel. Personne ne pourra jamais le remplacer. Pour toujours un membre fondateur de la #NRCFAMILY. Profite de la retraite Marcel

Shannel Forgues