BAKER HEAVY TOWING: LES RÈGLES DU SUCCÈS

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Les gens ont tendance à  penser que le succès et l’accomplissement  proviennent du type de travail qu’on fait, du salaire qu’on obtient. Moi aussi c’est ce que je pensais. Mon opinion a changé après avoir rencontré Kirk Baker, de Baker Heavy Towing, Cambridge, Ontario. En fait, l’important, ce n’est pas tant ce qu’on fait, ni combien d’heure qu’on peut faire par jour, ni la paie à la fin de la semaine… L’important c’est la façon que tu vas aborder la situation, l’attitude que tu vas avoir, mais surtout la passion et l’énergie que tu y mets.

La passion est une émotion qui provient de l’intérieur; c’est de là que provient votre enthousiasme, votre zèle et votre motivation. Tu ne veux pas simplement te sentir passionné par rapport à ce que tu fais, tu veux également y mettre de la passion. Travailler avec passion te permet d’appliquer tout ton talent, toutes tes aptitudes et toute ton énergie dans ton travail. C’est ce que Kirk et son équipe font, tous les jours chez Baker Heavy Towing.IMG_5427-2

PREMIERS PAS DANS L’INDUSTRIE

Kirk a commencé à travailler dans l’industrie du remorquage quand il était âgé de tout juste 18 ans. Il a fait ses premiers pas dans l’industrie chez Markle Towing, de 1977 à 1987 :

«J’ai commencé comme opérateur de véhicules légers. Quelques années plus tard, j’ai commencé à travailler avec les plus grosses dépanneuses, comme des vieilles Holmes 480 ou 750. Après mon premier recouvrement, il n’y avait plus de retour en arrière; j’étais accroché au remorquage.»

Après 10 ans de loyaux services, Kirk quitta  Markle pour s’associer à S&V towing (l’ancienne compagnie de remorquage d’Eagle Towing Equipment) et passera 13 ans à faire du remorquage lourd pour eux. Il quitta S&V Towing en bon terme avec les frères Poladian en 2000 pour diriger la division heavy duty de Active Towing. Kirk nous dit alors :

«Quand j’ai commencé  à  travailler pour Active Towing en 2000, je me suis donnée 5 ans; après cette période, je devrais prendre une décision à savoir si je devenais conducteur-propriétaire pour Active ou si je partais à mon compte.»IMG_5476-2

C’est ainsi qu’après 5 années chez Active, Kirk décida, à 45 ans, que c’était son tour :

«J’étais simplement tanné de mettre tout ce temps et toute cette énergie pour quelqu’un d’autre. Je voulais le faire par moi-même; je savais quel genre de revenus j’amenais à l’entreprise, alors… À 45 ans, c’était maintenant ou jamais! Ça a toujours été mon rêve, avoir ma propre entreprise, mes propres camions… Mais il y a des priorités dans la vie, comme mettre de la nourriture sur la table ou envoyer mes garçons à l’école. J’aurais souhaité le faire plus tôt c’est certain, mais je n’ai aucun regret; ma famille demeure mon plus grand accomplissement.»

J’ai demandé à Shawn, le fils de Kirk, si celui-ci était préparé pour ce grand changement :

«Il était très préparé! Kirk a commencé en achetant un vieux Peterbilt usagé 1996 qui étais autrefois utilisé pour transporter du ciment. Il a modifié le châssis pour y installer son premier NRC tout neuf, un Slider 35 tonnes 2005. Il savait également qu’il pourrait compter sur sa clientèle. Avoir de l’expérience avec plusieurs entreprises et une clientèle loyale l’a aidé  beaucoup au début.»

Kirk ajoute : «J’ai été  assez chanceux avec mes clients; ils me sont toujours demeurés loyaux et m’appelaient directement quand ils avaient besoin, peu importe l’entreprise pour laquelle je travaillais.»IMG_5448-2

BAKER HEAVY TOWING |DU RÊVE À LA RÉALITÉ

«Je suis assez fier d’avoir réussi à accomplir tout ça par moi-même.»

Tu as de quoi être fier aussi Kirk!

Dans tous les emplois et dans la vie en général, on va toujours se heurter à des obstacles sur notre chemin. La seule chose qui te permet de continuer d’avancer, c’est un objectif, un but; ce but, cet objectif va amenuiser chaque coup que tu vas recevoir et te garder sur le chemin, peu importe à quel point la route peut devenir cahoteuse. Kirk a ce même objectif depuis toujours : quand il n’était qu’un jeune garçon, il a reçu un camion de remorquage qui allait vite devenir son jouet préféré. Il le surnomma «The Big Bruiser». Depuis ce jour, Kirk rêve d’une dépanneuse comme «The Big Bruiser»; et bien devinez quoi, il en a 3 aujourd’hui et ne pourrait être plus fier!IMG_5449-2

Son premier NRC était, comme mentionné plus tôt, un Slider 35 tonnes. En 2007, Kirk a fait construire un deuxième camion pour assister son 35 tonnes; cette unité était un Peterbilt 2000 équipé d’un Quickswap NRC Super Heavy Duty 2008. En 2010, Baker Heavy Towing a changé son Slider 35 tonnes pour un 60 tonnes. En 2013, cherchant à  faire un ajout à sa flotte, Kirk trouva à Wichita, Kansas, un Peterbilt 389 2010 monté  avec un Roadrunner NRC. Plus récemment, en 2015, Baker Heavy Towing a ajouté à sa flotte un tout nouveau NRC 40CS monté sur un Kenworth T800 triple essieux; une vraie beauté!

Maintenant, la partie cute; pour le premier anniversaire de Baker Heavy Towing, la femme de Kirk lui a offert la même dépanneuse que celle qu’il avait reçu quand il était petit, «The Big Bruiser». Elle l’a même fait lettrer avec le nom de l’entreprise! Kirk achète donc maintenant de vrai camion de remorquage, mais peut aussi revivre ses souvenirs d’enfance. Tout le monde : Awwwww!

LA MANIÈRE BAKERIMG_5419

Depuis que j’ai commencé à travailler dans l’industrie, j’ai entendu beaucoup parler de scènes d’accident et de recouvrements impressionnants. Quand tu demandes aux gens de l’industrie pourquoi ils ont choisi le métier, beaucoup vont te parler du défi, du sens du devoir, et évidemment, des beaux gros camions. La réponse de Kirk allait dans un autre sens :

«Ce que j’aime le plus de mon travail, c’est les gens que je rencontre : différentes personnes de différentes cultures… Des gens que je n’aurais jamais rencontrés si ce n’était de mon travail.»

Une chose demeure identique; son amour pour l’industrie et sa passion pour le remorquage :

«Évidemment que j’aime encore faire du remorquage! J’aime les camions, j’aime conduire… Si la santé suit, je prévois en faire encore bien longtemps! Je suis un jeune chiot encore! (Rires)»

Pour Kirk, ce n’est pas tant à propos du véhicule que tu récupères, c’est à propos des personnes que tu aides, des gens intéressants que tu rencontres, du plaisir que tu as eu en le faisant…

«Tu sais, la plupart des gens que tu rencontres dans le cadre de notre métier passe une très mauvaise journée; tu dois les revirer à 360°. La plupart de nos contrats sont commerciaux; un bris est très stressant pour ces conducteurs; ils ne savent pas quoi faire et perdent de l’argent chaque minute que leur camion n’est pas sur la route. Il faut que tu réussisses à faire ressortir le positif du négatif, essayer de leur remettre un sourire sur le visage.»

Pas de surprise ici si je vous dis que ce qui distingue Baker Heavy Towing de ses compétiteurs, c’est leur approche avec les gens :

«Je crois que la différence est dans notre touche personnelle avec les gens; on donne toujours le meilleur service possible, et ça rapporte!»

Selon Kirk, le manque d’attention qu’on accorde à chaque client est un problème dans notre industrie :

«Dans l’industrie du remorquage, tout le monde est tellement occupé qu’on en oublie le côté personne et humain du travail.»

AU TRAVAIL!IMG_5457-2

Pour Baker, il n’y a rien de tel que la formation et la pratique! Il croit que Wreckmaster est un programme incroyable qui s’est avéré inestimable pour son équipe. Pour Kirk, on n’est jamais trop bon ou trop vieux pour apprendre, et c’est pour cette raison qu’il dit toujours à ses opérateurs de l’appeler en cas de doute.

«Je leur dis tout le temps, appelez-moi si vous n’êtes pas certain à propos de quelque chose.»

Kirk est en effet toujours prêt à aider, que ce soit son équipe ou la compétition :

«Il subsiste une grande collaboration entre les compagnies de remorquage; on se respecte. On partage notre expérience et nos idées, et tout le monde en ressort meilleur! C’est une situation gagnante pour tous!»

L’HÉRITAGE BAKER

L’aîné des fils de Kirk, Shawn, travaille maintenant activement à l’entreprise. J’ai demandé à Kirk si c’était important pour lui que son fils reprenne l’entreprise familiale :

«C’est important parce que l’entreprise porte mon nom; je veux que les valeurs demeurent celles des Baker. Nous sommes une famille très proche aussi, alors j’aime les voir participer à mes projets.»

Shawn ajoute : «Je crois que mon père fait un excellent travail de mentor en ce moment dans l’espoir que je reprenne un jour les rênes de Baker Heavy Towing.»

Penses-tu que ton père est fier que tu travailles avec lui?

Shawn : «Je crois! En tout cas, il ne m’a pas renvoyé en 9 ans! (Rires) Nous travaillons très bien ensemble et on surpasse plusieurs défis, toujours en ayant les meilleurs intérêts du consommateur en tête. Travailler avec son père est beaucoup plus facile quand vous partagez les mêmes valeurs.»

Oh, hey there Shawn!

Oh, hey there Shawn!

 

ET DANS 10 ANS..?

Kirk, étant quelqu’un de très terre-à-terre, m’a donné une réponse très terre-à-terre quand je lui ai demandé où il voyait son entreprise dans 10 ans :

«À Cambridge! Je veux juste, garder la compagnie locale, ne pas grossir trop vite parce que plus gros ne veux pas nécessairement dire mieux. Avec une petite compagnie, tu peux faire plus, tu as plus de flexibilité. Avec une plus grosse entreprise, tu perds le contact avec le client.»

Sages paroles!IMG_5418

J’ai eu vraiment beaucoup de difficulté à commencer la rédaction de cet article. Pas parce qu’il n’y avait rien d’intéressant à dire. Non, définitivement pas. Ce fût vraiment difficile parce que je voulais réussir à vous transmettre toute la passion et l’énergie positive de la famille Baker. Je voulais que vous sentiez comment cette rencontre m’a marquée. La passion ne passe jamais inaperçue; les gens remarquent à quel point tu fais bien ton travail, toute la passion et l’énergie, mais aussi ton attitude par rapport à ce travail.

Kirk Baker est l’exemple vivant que le travail et l’attitude positive sont récompensées. Comme il me l’a si bien dit, quand ton travail est si demandant qu’il devient plus un style de vie qu’un travail, il faut que tu y prennes plaisir, ou que tu trouves un moyen d’en retirer une satisfaction, sinon, tu seras bien malheureux. Je vous laisse sur ces sages paroles d’Elvis qui résument à merveille cette pensée :

 «You can have everyhting but if you’re not happy, what have you got?»IMG_5454-2

(Traduction libre de l’anglais)